19.6.17

La mort de Hopeful Deb - Le blog

Ceci n'est pas le dernier article de mon blog. Pas encore.

Quelque part, une voix a crié "arrêtons le blogging" et cette voix là a crié tellement fort que l'écho est parvenu jusqu'à moi. Alors je me suis posée la question à mon tour, comme la petite voix : et si on arrêtait le blogging ?

Mes articles cumulent une trentaine de vues en moyenne donc je n'ai pas ce qu'on appelle un blog populaire. Et je ne vais pas non plus filtrer sur mes articles qui ont le mieux marché. Camerounaise ne doit pas me décrire ici. Loveuse non plus. Ça sortait comme ça sortait, en restant hopeful, à quelques exceptions près.

Alors oui je me demande pourquoi ne pas arrêter. J'envoie des mots chaque lundi à ceux qui veulent, c'est déjà bien.

Le seul et unique problème est que j'écris comme je respire donc qu'est-ce que je ferais des brouillons ou des idées qui n'ont pas eu le temps d'être écrites ? Ces écrits et ces pensées seraient ailleurs. Je ne fermerai pas le blog, c'est moi. Il sera toujours sur la toile. Le vlogging ? Je ne sais pas.

Alors voilà, à chaud je vous livre les pensées qui m'animent.

Peut-être que Hopeful Deb le blog... Peut-être que c'est bientôt la fin.

8.6.17

Un pas en arrière, dix pas en avant

Contre vents et marrées, j'avance.

Parce que je n'ai pas le choix, parce que c'est chiant de stagner, parce qu'on ne m'a pas mis au monde
pour faire autrement, etc.

Quand on sait donc que reculer ou que stagner n'est pas une option, ça donne des moments très comiques. Par exemple quand on se sent trahie, on n'a même pas le temps de digérer. On a juste le temps d'écrire et de passe à autre chose, Parce que pour le moindre truc négatif, il ne faut pas un truc positif pour se consoler et/ou oublier, il en faut dix ! Vous voyez donc qu'on a plus intérêt à retourner chercher les choses positives.

Je suis vraiment fière de cet état d'esprit. Ainsi je mets à la face de tous ce qui me fait mal, je le soulève un peu comme Rafiki avait soulevé Simba, pour mieux le laisser tomber et passer à autre chose. Je danse sur mes peines, je chante mes tristesses, et je remercie quelqu'un là-haut pour les épreuves qui me permettent de voir à quel point la vie est belle et à quel point ces soucis peuvent se montrer insignifiants.

Pendant longtemps j'ai cru que mon rôle sur terre était de partager l'amour, d'aimer mon prochain, toussa toussa. Aujourd'hui je sais que mon rôle est de prendre soin de moi, de chercher tout le temps le bonheur, et c'est seulement à ce moment-là, éventuellement, que je pourrais share the love !

Ecrire cet article, est le deuxième pas en avant ! Le premier pas en avant c'était réaliser que j'avais fait un pas en arrière, que l'ennemi (LOL) m'avait rendu triste, m'avait porté un coup au moral. Pourtant je vais très bien terminer ma journée parce que personne d'autre que moi ne peut dicter mes émotions. Grandir c'est devenir maître de sa vie, de ses émotions, et j'ai beaucoup grandi.

2017, quelle autre année bénie des cieux !

Take care,
Hd

6.6.17

Le beau verre

J'ai eu cette réflexion l'autre soir sur ce qui m'attend devant, quel sera mon futur et la réponse était évidente : c'est l'inconnu, le flou artistique. Je ne le subis pas, au contraire je l'ai peut-être précipité ce saut dans le vide. J'ai laissé des plans plus simples, peut-être plus monotones, mais qui respiraient la sûreté. Je l'ai fait de mon plein gré et je souris. Je souris pour tout ce que j'ai laissé derrière et pour tout ce qui m'attend que je ne connais pas.

Parce que j'étais à deux doigts de laisser Madame mélancolie gagner. Je me disais que si je n'avais pas fait ci ou ça, au moins aujourd'hui je serais plus tranquille et sereine concernant plusieurs sujets. Et vous savez que c'est plus facile de s'imaginer un passé actualisé qu'un mystérieux lendemain. Donc oui j'ai failli laissé mes rêves et les douceurs du passé m'emporter.

Et puis j'ai réalisé quelque chose de très simple. Regretter le passé c'était voir le verre à moitié vide. Être persuadé qu'on a fait le meilleur et que demain en vaut tant la peine que ça, c'est voir le verre à moitié plein. 

Aujourd'hui, je vois juste un verre, un très beau verre. Est-il plus vide que plein ou le contraire ? Je m'en fous parce que j'assume et je reconnais tout. Mes erreurs d'avant, mes folies de demain, tout fait partie intégrante de ce que j'ai voulu être aujourd'hui.

Oui c'est un très beau verre parce que c'est moi qui l'ai choisi et de toute façon, la beauté est relative. Il m'apparaît rarement vide, très souvent plein, mais toujours magnifique car rempli de... Rempli de moi tout simplement.

5.6.17

J’aimerais qu’on puisse s’aimer longtemps


J’aimerais apprendre, toujours, travailler encore, découvrir sans cesse des gens , des lieux, des cultures.
Je ne te demande pas de me suivre sagement partout où j’irai.
Je ne te demande pas de t’arrêter, ou de changer pour moi.
Je ne te demande même pas de tout laisser passer.
Je demande juste de m’aimer longtemps.

Je ne peux pas te promettre d’être là tous les soirs,
Même si au fond, je n’aimerais être que là où tu es.
Je ne peux pas te promettre de choisir tes chemises et d’assaisonner tous tes plats.
Je ne peux même pas te promettre d’être la mère de tes futurs enfants.
Je peux juste tout faire, pour t’aimer longtemps.

Je ne dis pas éternellement, parce que même en maths « + l’infini » ça fait beaucoup.
Je dis « longtemps » parce que quelques centaines ( ?) de jours, ce serait déjà pas mal.
Je dis longtemps parce que qu’importe la durée, ça sera beau de dire :

On est ensemble depuis longtemps.
On est resté ensemble longtemps.
On s’est aimé longtemps.

Je suis sûre de pouvoir t’aimer longtemps.
Comme je suis sûre de voyager encore longtemps.
En bateau, en courant, en marchant,
Je veux voir le plus de choses possibles longtemps.

Mais en attendant, je bloggue ces mots,
Parce que j’écrirai longtemps.

Et j’espère avoir une mort paisible comme la D originelle.
Avoir un stylo et une feuille blanche sur mon chevet,
Pour écrire même (à) la fin.

PS : Ecrire ne sera pas la dernière chose que je ferai.
Ça sera t’aimer la dernière chose que je ferai ici,
Et la première chose que je ferai là-bas.
Parce que rappelle-toi (dernière phrase du dernier paragraphe),
Je vais t’aimer longtemps.

30.5.17

C'est devenu indolore

J'en ai entendu , de mes propres oreilles, des histoires dans ma vie. Mais ce que je peux lire sur les réseaux sociaux dépassent très, trop souvent l'entendement. Jusqu'à ce que ça frappe à côté, que ça nous frappe et qu'on se rende compte que l'homme est un être trop perfectible. Avec leurs qualités et leurs défauts, nos proches nous font voir de toutes les couleurs, des fois même l'impensable et pourtant le chemin est là, il attend qu'on avance.

Tout le monde n'avance pas. Ceux qui avancent n'appliquent pas la même stratégie. Certains se déchargent complètement, pour peut-être reprendre du poids après. Certains avancent toujours aussi chargés, il veulent faire le chemin avec tous ces poids. Et parmi ceux qui avancent il y a la troisième catégorie: ceux qui se déchargent complètement, et évitent tous les poids en route. Ils ne s'encombrent de rien et regardent tout droit devant.

Quand l'impensable arrive à ces gens extrêmement vrais (vous les repérez facilement), ils freinent à peine pour accuser le coup. Ils continuent d'avancer, les yeux toujours loin devant, parce que c'est devenu indolore. Ils ressentent peu. Les choses qui les auraient brisées avant ? Ils marchent dessus. Alors ce n'est jamais agréable de marcher sur des débris de verre mais c'est la vie qu'ils ont choisie. Ça prend trop de temps de ramasser les débris, et à quoi bon ? Ce qui est cassé est cassé.

Quand l'impensable arrive, on regarde autour de soi, dans la deuxième rangée, on regarde ces visages, et on comprend. On comprend tout : c'était devenu indolore. On comprend leurs années perdues, leur amour perdu, leurs sacrifices vains et leur tranquillité qui n'aura jamais existé. Ensuite on regarde au premier rang, Les acteurs. Les proches. Du moins ce qu'on pensait être des proches. On les regarde et rien. Rien. Aucun cri. Aucune rage. Aucune déception. Et pire ? Aucun regret. On les regarde juste pour ce qu'on espère être la dernière fois. Pour finir, on regarde aux angles, les Olivia Pope de nos vies, qui ont dit qu'on ne pouvait pas, qui ont dit qu'on pouvait toucher le ciel, qui ont dit ce qu'on ne voulait pas entendre, mais qui l'ont dit, et sont toujours là, aux angles, sereins, parachutes invisibles.

Beaucoup de gens de mon sang sont ces Olivia Pope. Parce qu'ils m'ont vu à Sciences Po Paris ou me voyaient difficilement en finance. Tels des snipers ils ont toujours, toujours visé juste, ce sont des gens qui ont dix-sept vies déjà. Les snipers sont des anciens amis aussi. Et c'est aussi mieux. Beaucoup de mes inspirations, de personnes qui m'ont soulevée (dans tous les sens du terme) sont au deuxième rang...

Parce que j'ai amèrement découvert que c'était devenu indolore. Que la pire chose qui puisse arriver dans ces relations, ce n'est pas grave. On prend, on intègre pour grandir, et on move to the next one.

On ne choisit pas toujours d'être le genre de personnes qu'on devient. Les expériences, ce qu'elles nous ont fait ressentir donnent la forme à la personne qu'on est. On est l'addition de notre passé. Alors non on ne saurait nous comparer à ce qu'on a été. On ne saurait nous juger par rapport à ce qu'on voulait être, au genre de messages qu'on transmettait avant. Les gens changent.