21.4.18

They know better

Elders know better

Troisième gâteau au caramel du mois. Le caramel a enfin été parfait.



 La pâte était presque parfaite. Mais j'ai changé de moule, nouveau paramètre à appréhender pour les prochaines cuissons. Jusqu'ici ce petit gâteau* a rencontré du succès mais je sais qu'il peut encore être meilleur. Parce qu'à chaque tentative j'ai fait de nouvelles erreurs et découvert de nouvelles choses. Je pourrai demain les doigts dans le nez repérer les erreurs que d'autres feront en cuisine et leur donner des astuces.



La vie, c'est exactement ça.

Les personnes qui ont le plus souvent fait la recette savent forcément mieux. Toutes ces personnes qui nous ont lâché des remarques, aînés, parents, voisins, collègues, connaissances ne font par leurs "sabitou**".

Les aînés n'ont pas toujours raison. Le fait qu'ils aient plus d'années ne veut pas dire qu'ils sont plus intelligents. Ça veut dire qu'ils sont tombés beaucoup plus de fois que nous. Ça veut dire qu'ils ont commis beaucoup plus d'erreurs que nous. Ça veut dire qu'ils ont plus de cicatrices que nous et qu'ils ont leurs idées sur comment en avoir moins.

Est-ce pour autant qu'on ne doit pas commettre d'erreurs ? Quelque part on apprend mieux en se trompant. On a aussi besoin d'espace pour chuter au lieu de voir des murs de protection être dressés par ceux qui sont passés par là.
.
Dans tous les cas une fois qu'on a compris tout ça on regarde les aînés presque avec un regard de compassion.

Partagez cette article avec vos aînés, comme pour dire "Merci de me donner ton temps". Ma grande soeur et ma mère sont mes premières sources de tout. Elles ne le savent malheureusement toujours pas mais on ne va pas refaire le monde. Les aînés sont souvent têtus.

Hopefully yours,
Deb

*Lien pour acheter le livre : Gâteaux époustouflants, Mango
** sait-tout

15.4.18

Touchdown ou le bouillon

Je suis finalement cette personne. Dimanche, sourire intérieur, on est devenu la personne qu'on espérait être. Je n'ai jamais compris pourquoi d'après certains, prendre soin de soi, avoir un travail, être sportive, prendre le temps de cuisiner de bons plats, tout en un semblait être un mystère que seules les mères résolvaient. Je ne comprenais pas comment avoir une vie remplie pouvait être un challenge, au lieu d'être "la normalité". And here I am.

Le running est de retour, le linge sèche, et j'aime beaucoup beaucoup mon premier bouillon de boeuf. Touchdown. I am that woman. I am that happy woman. Malheureusement, j'ai toujours les mêmes craintes et les mêmes démons qui finalement tiennent dans cette unique expression : "le regard de l'autre". On ne se refait pas, on passe simplement au chapitre d'après. Comme dans les jeux vidéo. On choisit un personnage qui n'est pas parfait, qui est plus rapide que puissant par exemple. Alors jamais il ne deviendra le plus puissant du jeu. Mais d'un niveau à l'autre, on devra toujours tout miser sur son atout, la rapidité.

Quel serait mon atout ? Mon positivisme bien sûr. Un deuxième atout ? Mes écrits. Un troisième atout ? Allez soyons fous : ma folie et ma créativité. 

Mais pardonnez-moi ces manières et permettez-moi de me (re)présenter. Je me prénomme Debora (sans H, et sans accent aigü tant qu'on y est). J'ai 24 années et demi et ceci est mon humble blog. Il n'est pas foufou, et n'a pas vocation à devenir une référence cependant... Mes textes vous feront sourire, cogiter ou voir les choses du bon côté. Because I can't help it, I'm hopeful Deb. And I'm back :) .

DB 

19.6.17

La mort de Hopeful Deb - Le blog

Ceci n'est pas le dernier article de mon blog. Pas encore.

Quelque part, une voix a crié "arrêtons le blogging" et cette voix là a crié tellement fort que l'écho est parvenu jusqu'à moi. Alors je me suis posée la question à mon tour, comme la petite voix : et si on arrêtait le blogging ?

Mes articles cumulent une trentaine de vues en moyenne donc je n'ai pas ce qu'on appelle un blog populaire. Et je ne vais pas non plus filtrer sur mes articles qui ont le mieux marché. Camerounaise ne doit pas me décrire ici. Loveuse non plus. Ça sortait comme ça sortait, en restant hopeful, à quelques exceptions près.

Alors oui je me demande pourquoi ne pas arrêter. J'envoie des mots chaque lundi à ceux qui veulent, c'est déjà bien.

Le seul et unique problème est que j'écris comme je respire donc qu'est-ce que je ferais des brouillons ou des idées qui n'ont pas eu le temps d'être écrites ? Ces écrits et ces pensées seraient ailleurs. Je ne fermerai pas le blog, c'est moi. Il sera toujours sur la toile. Le vlogging ? Je ne sais pas.

Alors voilà, à chaud je vous livre les pensées qui m'animent.

Peut-être que Hopeful Deb le blog... Peut-être que c'est bientôt la fin.

8.6.17

Un pas en arrière, dix pas en avant

Contre vents et marrées, j'avance.

Parce que je n'ai pas le choix, parce que c'est chiant de stagner, parce qu'on ne m'a pas mis au monde
pour faire autrement, etc.

Quand on sait donc que reculer ou que stagner n'est pas une option, ça donne des moments très comiques. Par exemple quand on se sent trahie, on n'a même pas le temps de digérer. On a juste le temps d'écrire et de passe à autre chose, Parce que pour le moindre truc négatif, il ne faut pas un truc positif pour se consoler et/ou oublier, il en faut dix ! Vous voyez donc qu'on a plus intérêt à retourner chercher les choses positives.

Je suis vraiment fière de cet état d'esprit. Ainsi je mets à la face de tous ce qui me fait mal, je le soulève un peu comme Rafiki avait soulevé Simba, pour mieux le laisser tomber et passer à autre chose. Je danse sur mes peines, je chante mes tristesses, et je remercie quelqu'un là-haut pour les épreuves qui me permettent de voir à quel point la vie est belle et à quel point ces soucis peuvent se montrer insignifiants.

Pendant longtemps j'ai cru que mon rôle sur terre était de partager l'amour, d'aimer mon prochain, toussa toussa. Aujourd'hui je sais que mon rôle est de prendre soin de moi, de chercher tout le temps le bonheur, et c'est seulement à ce moment-là, éventuellement, que je pourrais share the love !

Ecrire cet article, est le deuxième pas en avant ! Le premier pas en avant c'était réaliser que j'avais fait un pas en arrière, que l'ennemi (LOL) m'avait rendu triste, m'avait porté un coup au moral. Pourtant je vais très bien terminer ma journée parce que personne d'autre que moi ne peut dicter mes émotions. Grandir c'est devenir maître de sa vie, de ses émotions, et j'ai beaucoup grandi.

2017, quelle autre année bénie des cieux !

Take care,
Hd

6.6.17

Le beau verre

J'ai eu cette réflexion l'autre soir sur ce qui m'attend devant, quel sera mon futur et la réponse était évidente : c'est l'inconnu, le flou artistique. Je ne le subis pas, au contraire je l'ai peut-être précipité ce saut dans le vide. J'ai laissé des plans plus simples, peut-être plus monotones, mais qui respiraient la sûreté. Je l'ai fait de mon plein gré et je souris. Je souris pour tout ce que j'ai laissé derrière et pour tout ce qui m'attend que je ne connais pas.

Parce que j'étais à deux doigts de laisser Madame mélancolie gagner. Je me disais que si je n'avais pas fait ci ou ça, au moins aujourd'hui je serais plus tranquille et sereine concernant plusieurs sujets. Et vous savez que c'est plus facile de s'imaginer un passé actualisé qu'un mystérieux lendemain. Donc oui j'ai failli laissé mes rêves et les douceurs du passé m'emporter.

Et puis j'ai réalisé quelque chose de très simple. Regretter le passé c'était voir le verre à moitié vide. Être persuadé qu'on a fait le meilleur et que demain en vaut tant la peine que ça, c'est voir le verre à moitié plein. 

Aujourd'hui, je vois juste un verre, un très beau verre. Est-il plus vide que plein ou le contraire ? Je m'en fous parce que j'assume et je reconnais tout. Mes erreurs d'avant, mes folies de demain, tout fait partie intégrante de ce que j'ai voulu être aujourd'hui.

Oui c'est un très beau verre parce que c'est moi qui l'ai choisi et de toute façon, la beauté est relative. Il m'apparaît rarement vide, très souvent plein, mais toujours magnifique car rempli de... Rempli de moi tout simplement.