28.12.16

Ce que 2016 m'a appris

La plus belle année de ma vie.
2016. Loin devant les autres.

Pourtant j'ai redoublé (j'ai dû réécrire mon mémoire pour être plus précise).
Pourtant le CDI si vite obtenu n'a jamais commencé.
Pourtant j'ai raté la remise de diplômes que je rêvais tant.
Pourtant j'ai perdu mon meilleur ami.
Pourtant je n'ai jamais été autant endettée.


Mais ma soeur a accouché.
Mais j'ai validé toutes mes autres matières.
Mais j'ai quand même eu une proposition de rêve.
Mais je suis devenue enseignante à mes heures gagnées.
Mais mon alternance a été géniale.
Mais j'ai été royalement entourée.
Mais j'ai lancé la newsletter.
Mais...
Je pourrais continuer sans m'arrêter. Mais je ne venais pas parler du bien, du mal, que m'a fait cette année, mais de ce que j'ai retenu.

En 2015, j'ai énormément aimé et j'ai énormément donné.
En 2016, j'ai brutalement tout repris. Je suis devenue égoïste. Je suis redevenue la rêveuse solitaire que je suis au fond. J'ai fait tout dans l'excès.

J'ai couru. J'ai dansé la kizomba. J'ai adoré mes cours de cuisse-abdos-fessiers du vendredi soir. J'ai écrit beaucoup, au début. J'ai souvent lu. J'ai testé beaucoup de smoothies. J'ai testé beaucoup de salades. J'ai souvent toisé la viande. J'ai pensé scrapbooking. J'ai colorié un peu. J'ai organisé et planifié sans smartphone et ordinateurs. J'ai cuisiné, au final. J'ai mis TOUT en oeuvre pour devenir la Debora que je veux.

Ca a marché, un peu. Et s'il y a UNE chose que je garderai de 2016 ? C'est le fait de prendre le plus long chemin en rentrant, pour lire ou sentir le temps passé, ou encore pour avoir mon quart d'heure de réflexion dans Saint-Cloud. Rien ne sert de courir.

Du reste, je ne prévois rien. Parce que je n'ai plus rien à me prouver. Je sais de quoi je suis capable. Je sais que mes envies peuvent être passagères. Je sais ce qui doit être constant, et c'est en n'y pensant plus que je deviendrai, tranquillement et sereinement cette Debora.

En 2017, je ne rallumerai pas mon téléphone. D'ailleurs en 2017 je sortirai des DMs où je me sens si bien. Parce qu'en 2017, je n'aurai rien à cacher, et que je souhaite (enfin) parler au plus grand nombre. Le bonheur c'est tous les jours, dans les études, dans le travail, dans la vie de couple, dans le célibat, dans l'abstinence, dans la maladie, dans le deuil. Le bonheur se trouve partout où il y a âme qui vive. Et la vie ne vaut la peine d'être vécue que si on est heureux. C'est le message que je veux transmettre. 2016 m'a fait voir énormément de choses, maintenant avançons.

Tout va bien, et tout ira bien.
Pour moi, et pour vous.
De belles fêtes à vous mes chers.

HD

21.12.16

Une si longue lettre de mercis

Ce n'est pas exactement Thanksgiving mais les trois centaines de jours passés méritent bien de s'arrêter pour regarder un peu derrière. Et des mercis à dire, j'en ai tellement.

La personne qui m'a inspirée cet article est mon frère, qui va (très gentiment) relire mon (deuxième) mémoire (de l'année). Je l'aime tellement, mais c'est surtout que c'est quasiment la seule famille que j'ai à plusieurs kilomètres à la ronde. Il y a près de 10 ans entre nous et on s'est vraiment connus à mon arrivée en France mais il care vraiment alors, juste, merci Tcho. Dans le même paragraphe je rajoute Mas parce que je le sollicite moins mais je sais que lui aussi est là.

Merci à mon directeur de master, qui m'a renvoyée sur le chemin de ce mémoire. Parce qu'il le fallait, que c'était ma claque de l'année, et que je n'ai fait qu'apprendre après ça.

Merci à ma mère qui a douté et qui a prié. Parce que Dieu est bon, toujours, en TOUT ce qu'il fait.

Merci à ma soeur. A mes soeurs. A ma famille en fait. Kedi, Mari, Estelle, Tonton Banks, Emma, Ma'a Ji, Horty, Doc, Ndia, La famille. La famille.

Merci à Nyango qui a fait de moi sa demoiselle d'honneur, pour la première fois dans ma vie, qui m'a montré l'amour. Merci à Genaly parce que du coup maintenant l'une de mes chansons de mariage préférées est "Mariage" de X-Maleya. J'espère qu'un jour quelqu'un me chantera ça avec autant de passion que toi pour ma soeur.

Tata My, tonton Hicham et Sousou, pour le lit, la nourriture, la méthodologie de mémoire, les séries policières de m6, les gateaux marocains, et le sentiment de toujours être à sa place, au milieu de vous.

Merci à mes parents et à ma grand-mère de Nantes.

Merci à mes dauphinoises d'amour.

Mes belles Eva et Jen pour vous s'être si chaleureusement inquiétées plus tôt dans l'année alors que comme vous avez pu le voir tout va bien. Merci. Merci.

Avec Van, Loti, Dio, Laeti, Wil, Cyn. Et mes amours du CLJT : MR, MD, Rodrigue, Achille, LuK, Vasthie, Katia. Vous êtes aussi, la famille que j'ai choisie.

 Christelle et Joyce, pour m'avoir fait parcourir l'île-de-France (voir plus loin), parce que Colourpop a changé ma vie, parce que cette escapade à Mantes était magique, et parce que 2016 a confirmé ce que je savais déjà, vous êtes de formidables sources d'inspiration pour moi. Merci.

A @sgouater dont je me suis inspirée en entretiens : Apprendre à se taire, non pas parce qu'on ne sait pas, mais parce que dans le flot de choses que l'on sait, en écoutant l'autre, on apprendra de nouvelles choses.

A ces hommes et femmes qui m'ont reçu en entretien, qui m'ont appris à connaître ma valeur et grâce à qui j'ai pu décrocher un CDI près de 4 mois avant la fin de mon alternance. Le rêve, éveillée.

A mes élèves acadomia, à mes moniteurs d'auto-école, pour m'avoir montré que le chômage forcé avait beaucoup de points positifs.

Je n'oublie pas Fridolin, Arnaud, Jocelyne.

Je n'oublie pas Cassandra et Ayou.
Je n'oublie pas Fady ou Celine.
Je n'oublie pas Erika ou MC.
Je n'oublie pas Liza, mes chéries Fanny et Alex, mon grand grand grand Gad.
La star de mes DMs FrLo.
Parce que je peux citer Fabrice ou Laetitia, que je peux citer M. Culture Vécue, ou Mas.

Parce que là je suis en panne de mots pour dire ce que je pense alors je vais juste être fidèle à l'objet de cette lettre : Merci.

Parce que j'oublie peut-être des gens, que je viendrai sûrement rajouter discretos des noms.
Mais parce qu'en Janvier je n'aurais jamais pensé pouvoir écrire une lettre avec autant de personnes à remercier.

Parce qu'hors mis ma famille, je compte dans cette lettre qui sont mes proches. Mais parce qu'on n'a pas besoin d'être BFF pour apporter un sourire, du réconfort, un peu de bonheur à autrui. Parce que j'ai peut-être eu envie de vous dire MOUF plus d'une fois (si ça n'a pas été le cas), mais parce que tous les petits gestes comptent.

Vous m'avez juste envoyé un coucou avec un smiley, vous avez peut-être juste retweeter la bonne parole (lol), vous m'avez laissé pleurer dans vos DMs, on a peut-être prié ensemble. BREF Vous n'êtes pas là par hasard so that's it !

Parce que je n'ai pas été jugée sur mon désir de rester dans mon coin cette année. Parce que je me suis sentie respectée voir appréciée. Parce que vous m'avez inspirée et qu'aujourd'hui je dépose un grand MERCI.

Bah à tous, et aux autres, bonnes fêtes de fin d'année et à bientôt, ici ou là !

Hopefully yours,
Deb

18.12.16

Ma soeur n'est plus seulement ma soeur

Le 29 mai 2016 j'écrivais...

Et voilà , ce qui devait arriver arriva !

De toute façon, il y a des années que je sais que ça devait arriver parce que celle avec qui j'ai signé un pacte c'est la petite pas la grande. Le pacte stipulait que si j'atteignais les 30 ans et que j'étais toujours célibataire, je prendrais la petite pour épouse, pacte que la petite accepta, même si elle (re)nie aujourd'hui les faits.

Il ne me serait pas venue à l'idée de signer ce contrat avec la grande parce que j'ai toujours su qu'elle avait un champ d'action bien plus grand que moi, qu'elle avait une vie beaucoup trop chargée, et que d'autres devraient jouir de sa personne (pas de mauvais jeu de mots), ou la supporter, au choix. Toujours est-il que j'ai toujours su qu'il y aurait ce jour où ma soeur ne serait plus seulement ma soeur, pour son plus grand bonheur.

J'ai écrit son, pas notre. Son parce que c'est le sien. Parce que c'est son moment. Son parce que c'est sa bénédiction. Son parce que c'est sa vie. Son parce qu'elle sera toujours la n°1, la ride or die, le pourquoi du comment de cette autre.

22 ans et demi plus tard donc. 22 ans et demi que j'aime ma soeur à la folie. 22 ans et demi que je déteste ma soeur. 22 ans et demi que ma soeur se devait d'être d'abord MON modèle, MON exemple. Après 22 ans et demi de bons et loyaux services, son contrat s'enrichit...

Je ne sais même pas pourquoi je tourne. Le début de tout ça devait être je suis tata. J'ai toujours cru que lorsque ce moment arriverait, je lui parlerais à elle (aka mini-elle), avant de parler à/de sa mère... Et pourtant non. Comme si avant d'entrer dans le présent, je me devais de jeter un coup d'oeil derrière.

Parce que ma plus grande joie en ce bas monde, après la joie d'avoir les parents que j'ai, est d'avoir la grande soeur que j'ai.

Ma soeur est devenue maman, gloire soit rendue à Dieu. Aujourd'hui, et toujours.

13.12.16

Appeler n'importe qui

Le cas échéant le bon titre serait plutôt "biper n'importe qui". Biper n'importe qui, maman, Kedi, Tata G, Tata My, pour leur dire que j'en ai marre. Dire que les pages se remplissent, mais que je ne vois pas la fin. Dire que je fais de mon mieux, et que ce n'est pas assez. Dire que je réfléchis comme que je n'ai jamais réfléchi dans ma vie. Dire que je ne pouvais que reprendre. Dire que j'ai adoré mon alternance, que j'ai finalement aimé mon sujet de mémoire mais que je veux juste en finir. Dire que je ne vais pas me dépêcher de mettre le point final, dire que je ne veux pas avoir le 10 minimum. Mais dire que ce matin, droguée au Fervex, énervée par mes lamentables progrès en conduite, j'ai momentanément baissé les armes.

Finalement je n'ai appelé personne. Je ne vais appeler personne. Je vais terminer d'écrire ici, et essayer de retourner au travail.

"All the way up"

Parce que je compte imprimer ce mémoire en beaucoup d'exemplaires, pour les remercier tous. Que je sais que je vais les remercier de cette manière, parce que les troisièmes chances c'est rare. Parce que je n'attends pas impatiemment 2017. Je n'attends pas impatiemment le dernier jour. J'attends impatiemment le jour où JE serai fière de moi. Ça sera dans 3 jours ou dans un peu moins de 3 semaines. Mais je ne vais pas laisser l'horloge me guider, juste mon désir de bien faire me guidera. Je vais terminer l'année pauvre et endettée, mais en ayant BIEN fait.

Parce que finalement je peux crier sur tous les toits que je suis une bonne personne, qu'humainement je fais de mon mieux. Je peux envoyer des bonnes ondes encore et encore. Mais à quoi bon avoir toutes ces grandes qualités si on n'est pas capable d'être diplômée ? C'est juste un bout de papier, et j'ai l'impression qu'en ce mois de Décembre 2016, toutes les facilités que j'ai eu durant mon parcours scolaire reviennent d'un coup en mode : tu croyais vraiment que ce serait si facile ? 

Aujourd'hui j'ai momentanément déposé les armes mais j'y retourne. J'y retourne parce que je veux passer un bon Noël. Et qu'est-ce un bon Noël pour moi ? De la bonne nourriture, et la paix dans le coeur. Les rêves, les espoirs, les opportunités, bref 2017, Dieu s'en chargera. En attendant, voilà la seule chose que j'ai à faire : me rendre fière. Et après je pourrais dire THE END.

A très vite mes chers !
D.

11.12.16

Parce que je ne rate rien

Ca va faire quelques jours que mon écran d'ordinateur se balade entre les vidéos Youtube, ma page Word, et le dictionnaire des synonymes. En tournant à droite quand la plaque Twitter indiquait la gauche, j'ai aussi loupé l'opportunité de savoir ce qui se passe dans le monde. Sans m'en rendre compte, je me suis une nouvelle fois coupée du monde. Je n'arrive pas à rappeler la petite. Je loupe systématiquement les appels de la grande quand ceux-ci ne vont pas directement au répondeur. Je ne sais pas quand c'est arrivé mais celle qui avait fait de si beaux progrès (du moins je pensais) est retournée sans crier gare dans sa bulle.

Alors ce matin je me suis dit que pour ce qui était des informations, que ce n'est pas grave et que je ne ratais rien. Je me suis dit que ne pas avoir de télé était peut-être l'une des plus belles choses qui me soit arrivée en France. Je me suis dit que chez moi on ne passerait pas par le rituel du journal de 20h parce qu'on ne raterait rien. J'encouragerais mes enfants à s'informer, à être curieux, à être maître de leur savoir, à faire de la veille sur les choses qui (leur) importaient au lieu d'ingurgiter le truc pas bon et déjà mâché des médias de masse.

Ecouter ce qui se passe dans le monde le matin entre le réveil et le petit-déjeuner, ça devrait suffire comme source d'informations. Voilà les pensées qui m'animaient en me dirigeant vers la version française des actualités Google. Et là ce mot est apparu tout là haut, en grand, comme pour dire "regarde-moi bien dans les yeux, c'est toujours moi ! Tu peux fermer les yeux et t'enfermer dans ta bulle, mais moi, tous les jours, quelque part, je frappe". Je ne sais pas si c'est le fait d'avoir brutalement découvert Stephen King ou autre qui m'a influencé toujours est-il que je suis persuadée que c'est ce qu'il me disait, ce mot, attentat. Et comme si ça ne suffisait pas, il était précédé d'un petit malin, double, et plus loin, enSANGlantés.

Double attentat à Istanbul : Besiktas, un club et un quartier ensanglantés

Les 3 titres suivants, avec pour mot-clé respectivement "Macron", "Etat Islamique", et "Valls" me firent vraiment regretter d'avoir ouvert cette page. Vous avez remarqué le ping-pong entre les quatre premiers titres ? Personnellement il m'a sauté aux yeux. Lot de consolation ? La version française n'avait rien à envier à la version américaine de Google News qui avait fait un focus sur Trump, Istanbul (voir plus haut), Trump (encore), et les sénatoriales américaines.

Politique et terrorisme donc en une en ce dimanche 11 décembre. Je vais aller faire un tour sur RFI Afrique et ça sera bon pour moi.

Je le sais d'avance, je ne rate jamais rien.

Aller lire les infos, sourire aux lèvres, avec des infos qui comptent vraiment. Est-ce que ce jour viendra ?  Il faut parler du terrorisme mais peut-être que si les médias ignoraient tous ces fous ils se sentiraient misérables ? Il faut parler politique, de ceux là qui pensent pour le bien du plus grand nombre, mais quand est-ce que l'accent est mis sur les engagements personnels ? Je pense que 2016 est l'année qui m'aura le plus fait réaliser que le mot démocratie, telle que définie dans le Larousse, n'a jamais été qu'une jolie utopie.

Le changement, les lendemains qui chantent, ne viendront que par des démarches individuelles. Et si sur la route, on est victime des fous furieux de l'EI, il faudra quand même avancer, parce qu'au fond on aura été victimes de guerres/revendications qui ne nous concernent même pas. Les gens gagneraient à être un peu égoïstes, les Etats surtout, ça ne fera jamais plus de mal que ce qu'on voit tous les jours à la une des médias.

Sur ces mots teintés de ras-le-bol, mais encore et toujours d'énormément d'espoir, je vous souhaite un excellent dimanche. Et surtout, n'oubliez pas d'aimer de tout votre coeur. Le bon Dieu vous le rendra tôt ou tard.